Dans le précédent article, nous avons appris que le mot "vu" était une citation des Lèvres closes de Dierx (poeme conclusif "Marchevfunebre" et probable lecture par Rimbaud de poèmes ennattente d'être ajoutés au recueil : L'Odeur sacrée et La Ruine o7bf8gure aussi le mot "vu" avec une valeur symbolique). Cela rappelle inévitablement le discours sur Hugo dans la lettre à Demeny du 15 mai 1871 : Hugo a bien du vu.
Or, cela permet de revenir sur les rimes de Voyelles.
Face à des poèmes hermétiques, on l'a vu, il est intéressant de cerner les reprises de mots à un autre poète ou écrivain, l'Albumnzutique facilitant la validation des résultats par la mention explicite d'une cible. Et les mots à la rime sont de vrais trousseaux parfois, comme étamine qui permet d'être sur à cent pour cent de la source chez Silvestre au quatrain Lys, comme la rime redingote/gargote dans Ressouvenir qui permet d'être sur à cent pour cent que Rimbaud aclu un dizain alors inédit de Coppee sous une forme manuscrite, à oins d'une pre-originale encore insoupçonnée.
Les mots rares sont importants dans Voyelles et pas tous à la rime : vibrement de Gautier qui vient d'un autre premier vers de sonnet, strideurs significativement couplé à clairon qui relié Voyelles à O'Neddy et Paris se repeuple, bombinent quibrelie Voyelles aux Ains de Jeanne-Marie.
Pour les rimes de Voyelles, le mot rare absolu est viride qui sera à nouveau à la rime dans Entends comme brame... et cette fois lié à pour en référence évidente à l'origine botanique de l'expression latin : pois virides. On remarque l'opposition entre les mers virides et le jardin de petits pois entre les deux poèmes. L'adjectif viride ne semble pas être employé par un autre pète que Rimbaud, mais par extension on peut rapprocher mers virides de verdeurs marines chez Silvestre. Latentes est aussi une rareté et à plus forte raison à la rime et on le retrouve justement chez Silvestre, lequel exhibé aussi vibrations à rapprocher de vibrements au début de son recueil Les Renaissances, et par extension ce titre se retrouve dans naissances latentes.
La rime etranges/anges est plus banale mais rel8e Voyelles à nouveau aux Mains de Jeanne-Marie et par extension a cette allusion en-dehors des rimes dans Les Corbeaux et La Rivière de casssis: armée etrange/angélus/voix d'anges. Cette rime à des emplois significatifs chez tant de poètes Baudelaire, Nerval, Silvestre, etc.
Le nom ride bien distinct de la forme verbale de rider est rare également, y compris chez Hugo..Là encore, Silvestre et ses Renaissancesvfournissent unnexemple à la rime. Décidément.
Ombrelles est rare aussi ennpoesie et à plus forte raison à la rime. Or Hugo fournit la rime ombrelle,/belle dans le poème IV du premier livre des Contemplations, dans un galop créatif qui annonce le poème Le Sacré de la femme. Rimbaud reprend justement suprême Clairon à La Tropette du jugement de Victor Hugo en inversant l'ordre des deux mots, "clairon supreme" figure dans Eviradnus et La Trompette du Jugement, et tentes au singulier je crois est à la rime dans ce dernier poème.
Je peine désormais à retrouver la source à l'expression oxymorique significativement placée au centre de la composition "ivresses penitentes". L'adjectif à la rime est plus que rare, je l'ai trouvé chez Barbier.
Il y a éclatantes à rechercher, le couplé studieux et yeux et L'adjectif cruelles, mais il y a aussi ce mot rare Voyelles qui donne son titre au sonnet !
J'ai déjà souligné l'écho des pronoms elles et eux qui se fait écho de Voyelles à Yeux par-dela le jeu sur des rimes féminines face à une unique rime masculine, mais j'ai aussi souligné l'équivalent phonétique entre Voyelles et voyant. Les voyelles étant associées chacune à une couleur sont moins des phonèmes, des sons qu'on entend si vous préférez, que des visions, et justement le mot de la fin Yeux ne désigne pas que l'organe utile à la vue, puisque les yeux sont aussi une vision tout comme le A noir, le E blanc, le corset des ouches, etc.
Je ne crois évidemment pas à la lecture de Cornulier qui pense que le poète se voit lui-meme au dernier vers, c'est débile. Je ne crois pas non plus aux considérations de Cornulier qui explique que A noir ce n'est pas déjà de l'alchimie c'est un.outil de départ, un ustensile. Évidemment que A noir c'est déjà devl'alchimie.
Le mot "voyelles" peut être pris comme un équivalent de "visions", et c'est très intéressant pour relancer la recherche de sources au sonnet rimbaldien. Avec vu, le mot visions à une place clef dans la lettre lettres du 15 mai à Demeny justement.
Un jour, un rimbaldien honnête et intelligent fera en son nom les découvertes du présent article de mon blog, ce sera vraiment un frais ami des lettres. Un chevalier, un chevrier, un dominicain, un barde, un murphyen, une gloire mondiale.
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