Aucun rimbaldien ne rivalise avec moi pour le nombre de découvertes factuelles sur les contributions rimbaldiennes à l'Album zutique. Sur les vingt-deux contributions connues de Rimbaud, deux sont déchirées et peu exploitables. Il reste donc à commenter vingt contributions, et bien sûr il y a aussi l'analyse à tenir sur la datation des contributions et les interactions du groupe.
J'ai découvert que "Vieux de la vieille" et "Hypotyposes saturniennes ex Belmontet" étaient des centons de textes en prose ou en vers de Belmontet, et j'ai mentionné la référence au titre de Sextus Empiricus. A part une lacune sur le sens du mot "hypotyposes", cela fait déjà deux contributions sur lesquelles je suis la seule référence. Steve Murphy avait publié des études de ces deux pièces zutiques dans ses livres Le Premier Rimbaud ou l'apprentissage de la subversion et Rimbaud et la ménagerie impériale en 1990 et 1991, sans identifier les citations authentiques de Belmontet, ni pour l'un ni pour l'autre texte. Cavallaro s'est gardé de référencer le chapitre de Murphy sur les "Hypotyposes", mais il a osé référencer l'étude pourtant infirmée de Murphy sur "Vieux de la vieille". Notez également que mon article sur Belmontet publié dans la revue Histoires littéraires en 2010, même s'il est parfaitement justifié de le référencer de préférence, permet à un tenant du clan Murphy et donc du clan anti-Guyaux de ne pas citer la première mise au point publique qui a été faite dans la "Pléiade sans étoile" de 2009.
Sur le quatrain "Lys", la résolution vient là encore de moi seul, puisque Murphy avait publié un article sur ce poème, mais n'avait pas identifié la source parodique, même si les premières poésies publiées alors par Silvestre peuvent se lire en une demi-journée (et encore je suis large, même pas trois heures de temps en lisant lentement). Je remarque tout de même que Cavallaro a évité de référencer le chapitre de Murphy, même si pour des notes de détail il est clair que Cavallaro en reprend des éléments sans spécifier sa source.
J'ai également identifié la source du monostiche de Ricard : "L'Humanité chaussait le vaste enfant Progrès[,]" même si le sens du monostiche et les intentions parodiques doivent continuer d'être débattus.
Quatre contributions sur vingt, cela me fait déjà une base solide d'un cinquième des explications nécessaires à moi seul.
Or, je vais plus bas préciser plusieurs de mes apports pour ce qui concerne les seize autres contributions rimbaldiennes exploitables.
J'ajoute que pour la datation des contributions rimbaldiennes, j'ai effectué cette mise au point, d'abord dans des échanges privés que connaissaient, avant le public, notamment Murphy et Lefrère, voire Pakenham, puisque je rappelle que Bernard Teyssèdre remercie précisément trois personnes qui sont Murphy, Lefrère et Pakenham pour la rédaction du livre Arthur Rimbaud et le foutoir zutique, ouvrage écrit à toute vitesse contre ma personne, parce que Lefrère fulminait que je dénonce avec Jacques Bienvenu qu'il n'était pas possible d'identifier Rimbaud sur la photographie du Coin de table à Aden, ce qui a été prouvé avec l'identification de Lucereau et de Dutrieux. Le livre de Teyssèdre était un ouvrage de représailles contre ma personne et il contient des copiés/collés de fichiers personnels de Lefrère, comme le prouve l'identique coquille dans la citation d'un vers de "La Fête chez Thérèse" qui va de la biographie d'Arthur Rimbaud par Lefrère chez Fayard au Rimbaud et le foutoir zutique de Teyssèdre chez Léo Scheer. Le livre de Teyssèdre exhibait plusieurs de mes découvertes déjà actées par mes articles, mais je n'étais quasi cité que dans les notes de fin d'ouvrage ou dans la bibliographie, et surtout je n'étais pas cité pour la datation des contributions de Rimbaud resserrées dans les deux mois d'octobre et de novembre 1871, car cela Teyssèdre prétendait en faire son apport personnel et le fil rouge brillant de son livre. Par chance, j'ai publié avant Teyssèdre un article qu'il a bien été obligé de mentionner dans sa bibliographie de fin d'ouvrage, article qui contenait le paragraphe clef où j'expliquais comment établir avec précision et évidence la période courte des transcriptions de Rimbaud. Par la suite, les rimbaldiens ont toujours attribué à Teyssèdre cette méthode de datation, malgré la preuve de mon antériorité par un article publié dans la revue Rimbaud vivant, article référencé dans la bibliographie du livre de Teyssèdre justement. J'ai protesté en vain contre ce cas flagrant de malhonnêteté intellectuelle qui concerne Bernard Teyssèdre, mais aussi ceux qui dirigent la revue Parade sauvage et les auteurs du Dictionnaire Rimbaud aux éditions Classiques Garnier. Il s'agit très clairement d'une imposture intellectuelle. En 2026, Cavallaro poursuit dans cette voie et attribue les progrès de la datation à Bernard Teyssèdre à la pages 403 de sa notice en Folio Classique : "Les tentatives de datation convergent autour des mois d'octobre et de novembre 1871, et peut-être plus précisément entre la mi-octobre et la mi-novembre (Bernard Teyssèdre, p. 495-506)." Pourtant, Cavallaro mentionne bien dans les principaux ouvrages auxquels se reporter mon article de la revue Rimbaud vivant. Et j'ai déjà dénoncé publiquement cette imposture intellectuelle. J'ajoute que dans un article ultérieur, j'ai aussi remis en cause les aspects de la datation de Teyssèdre qui voulant systématiser le procédé est allé trop loin et a ignoré les interactions collectives et en particulier le fait de compléter a posteriori les marges de gauche de poèmes initialement transcrits plus à droite sur les feuillets. Ce faisant, j'ai montré, ce que Michel Murat a spécifié comme particulièrement intéressant lors d'un colloque, l'influence des poètes entre eux dans les contributions zutiques.
Au-delà des vingt contributions, j'ai donc apporté une élucidation majeure pour ce qui est de la datation des contribution rimbaldiennes, ce que sans gêne les rimbaldiens ont confisqué mensongèrement au profit du menteur Bernard Teyssèdre. J'ai aussi soulevé le sujet des interactions du groupe. J'ajoute que grâce à Danierl Courtial j'ai apporté également une contribution importante sur la localisation de la pièce réservée par nos poètes à l'Hôtel des étrangers où avait lieu ces réunions. J'en profite aussi pour préciser que grâce à Daniel Courtial j'ai pu rendre compte sur ce blog de la localisation exacte de l'hôtel où Rimbaud a logé en face du lycée Louis-le-Grand. Il ne s'agit pas de l'Hôtel Stella rue Monsieur-le-Prince qui est à côté de l'ancienne crèmerie Polidor, toujours en activité, mais d'un hôtel qui a été détruit et sur l'emplacement duquel se trouve actuellement un hôtel de luxe dans une rue adjacente à la rue Monsieur-le-Prince ! Et seul cette fois, j'ai montré que la chambre à l'Hôtel de Cluny se trouvait au rez-de-chaussée au niveau de la pièce du petit-déjeuner et des pièces voisines, puisque la pièce a été détruite dans la décennie 1970 sinon dans la décennie 1980.
Bref, un cinquième des contributions à moi seul, un discours unique sur les interactions du groupe, une datation resserrée de la mi-octobre à la mi-novembre 1871, et il faut ajouter encore une argumentation serrée pour montrer que Charles Cros ne fut pas le détenteur initial de cet Album : une série convergente et contraignante d'indices amène à considérer que Léon Valade conservait cet ouvrage, ce que soutiennent notamment les deux dédicaces qui lui sont faites personnellement dans le corps de ce livre manuscrit !
Tout cela, les rimbaldiens veulent le minimiser et garder leur droit à l'absence de reconnaissance.
Les procédés tendancieux ne s'arrêtent bien sûr pas là. Dans les notes de l'édition de Cavallaro, il y a toute une sous-partie intitulée "Pièces de l'Album zutique". Cela s'ouvre par une section bibliographique avec d'abord des éditions de référence, puis un mélange d'articles ou d'ouvrages collectifs. Cela semble normal ou judicieux, voire économique, mais l'idée est de minimiser l'importance de mes contributions sur l'Album zutique. Je suis nommément cité, et cela est piquant à relever, pour précisément l'article de la revue Rimbaud vivant où mon antériorité pour la datation face à Teyssèdre est clairement établie. Mais mon article dans la revue Europe dans un numéro spécial Rimbaud paru en 2009 a été clairement passé sous silence et nous en reparlerons plus bas. Mon article ultérieur au colloque Les Saisons de Rimbaud est lui aussi passé sous silence, tandis que mes deux articles dans un ouvrage collectif La Poésie jubilatoire sont inévitablement tus au profit de la mention de l'ouvrage collectif pris dans son ensemble. Il faut bien comprendre la fraude : si, à la limite, on peut justifier de mentionner à l'économie le seul ouvrage collectif, un seul de mes trois autres articles est cité dans cette bibliographie générale, cependant que Bernard Teyssèdre est mentionné bien sûr pour un livre à son nom et dans le texte des notices et notes on attribue à Teyssèdre la datation resserrée des contributions de Rimbaud. Même en laissant en débat les non-dits des notes et notices, la volonté de me minimiser est plus que patente.
J'observe que le livre de Denis Saint-Amand Sociologie du Zutisme est référencé dans la bibliographie générale, mais je n'ai constaté aucune allusion à cet ouvrage par la suite dans les notes et notices aux contributions rimbaldiennes zutiques.
Passons aux notices et notes poème par poème.
Pour le "Sonnet du Trou du Cul", les articles de Steve Murphy et Philippe Rocher ont une importance première, mais dans mon article de la revue Europe j'ai donné des éléments contextuels pour affiner la compréhension de l'attaque en règle contre Mérat et j'ai étoffé aussi un lien entre le feu "Album des Vilains Bonshommes" et l'Album zutique. Ensuite, j'ai apporté il me semble des éléments complémentaires quant à la parodie du recueil d'Henri Cantel et de mémoire c'est moi et non Murphy ou Rocher qui ait souligné la présence de la mention "Aline" dans la rime "câline"/"praline", ce que mentionne Cavallaro sans donner de référence. J'expliquais aussi de manière plus poussée les liens entre le recueil de Cantel et celui de Mérat.
Pour "Lys", je n'y reviens pas. A ceci près qu'ajourd'hui, je plaide un lien entre la colonne zutique "Sonnet du Trou du Cul" et "Lys" avec la colonne "Voyelles" et "L'Etoile a pleuré rose..." d'une copie faite par Verlaine pour déceler que Silvestre a influencé l'écriture du quatrain "L'Etoile a pleuré rose", mais aussi de "Voyelles" : "verdeurs marines" pour "mers virides" et "latents" et le titre Les Renaissances pour "naissances latentes". Il manque aussi le lien à la préface clef de George Sand et son mot du "spiritualiste malgré lui". J'ajoute que dans le roman L'Oeuvre de Zola il y a une mention intéressante d'une orgie à base de clysopompes, soit que Zola ait fait partie de lecteurs insoupçonnés de l'Album zutique, soit qu'il s'agit d'un témoignage d'époque sur les blagues qui circulaient et favorisaient la création rimbaldienne.
Pour "Vu à Rome", Cavallaro ne cite pas mes articles où j'évoque sommairement le sujet, mais où surtout je cite au moins dans l'un d'eux des mots clefs du recueil Lèvres closes clairement repris par Rimbaud dans son poème, le mot "écarlatine" à la rime venant lui de Philoméla de Mendès. Cavallaro préfère citer Teyssèdre et Reboul, l'article de Reboul mettant à tort en doute l'idée d'une parodie voulue du recueil de Dierx. J'ai soumis d'autres éléments à la réflexion sur ce blog et j'ai bien sûr mentionné que "Les Yeux de Nyssia" mentionnaient les "yeux" à plusieurs reprises, ce qui était à mettre en parallèle avec la répétition de "Nez".
Pour "Fête galante", je passe. J'ai développé des idées, mais je n'ai pas le temps de développer maintenant.
Pour les dizains à la manière de Coppée, je vais aller plus vite. J'ai commenté en particulier que le premier couple de dizains "J'occupais un wagon..." et "Je préfère sans doute..." reprenaient directement le couple de dizains à la Coppée envoyé par Verlaine par courrier en juillet 1871, et cela allait jusqu'à des reprises textuelles des dizains parodiques de Verlaine. C'est moi également qui ai précisé que pour le poème "Le Balai", le vers imité de Coppée signalé à l'attention par Murphy n'avait pas été lu dans le recueil des Humbles publié postérieurement, mais directement dans la pré-originale dans Le Monde illustré, ce que Cavallaro mentionne sans me citer. J'ai rapporté diverses petites sources en ce qui concerne Coppée, mais j'ajoute que j'ai mis en relation le long poème "Les Remembrances du vieillard idiot" avec la nouvelle "Ce qu'on prend pour une vocation" parue en deux parties dans Le Moniteur universel, la clausule du poème de Rimbaud étant une démarcation de celle de la nouvelle en prose. Cavallaro ne relève rien de cela. Il se contente de lire le poème à la lumière des seuls articles de Murphy et Chevrier qu'il référence. Je m'étonne aussi au passage que Cavallaro ne daigne même pas référencer la très juste observation de Jacques Roubaud qui avait identifié que le titre "Les Remembrances du vieillard idiot" est une citation corrompue pour Les Contemplations de Victor Hugo. Je suis impressionné par le refoulement de cette mise au point qui va de soi. Cavallaro ne lit-il que ses potes ? Mais pourquoi les mêmes potes ne citent-ils pas le père de Cornulier ?
Pour "Ressouvenir", j'observe que Cavallaro omet de mentionner un problème crucial que j'ai déjà soulevé plusieurs fois. La rime "gargote"/"redingote" est la reprise de la même rime au pluriel d'un dizain de Coppée, sauf que le dizain de Coppée a été publié ultérieurement.
Un universitaire m'avait répondu en privé que c'était une coïncidence, qu'il ne fallait pas chercher un intertexte. Je l'ai rembarré, il n'est jamais revenu. S'il me lit, il se reconnaîtra. Rimbaud aurait pu éventuellement avoir accès à un manuscrit en circulation à l'époque. Ou alors il y a une pré-originale qui reste à débusquer.
Je ne reviens pas sur les centons de Belmontet.
Pour "L'Angelot maudit", j'ai découvert les sources du côté de "L'Heure du berger" de Verlaine, ce que Cavallaro rapporte sans me citer. J'ai aussi découvert et précisé sur ce blog que Rimbaud parodiait une pièce satirique du dix-huitième siècle rapportée encore dans des anthologies de poésies du dix-huitième dans un volume de l'éditeur Garnier-Flammarion, il y a même une imitation de ce poème, ce qui amène à deux modèles possibles pour Rimbaud. Puis, Benoît de Cornulier a brillamment montré que la rime "vaque"/"cloaque" venait d'une rime authentique de Dante, mais en italien : "cloaca"/"vaqua", si je ne me trompe pas sur l'orthographe italienne, mais j'ai montré qu'il existait des éditions bilingues que Rimbaud avait pu consulter où la traduction en vers français fournissait la rime "vaque"/."cloaque", je l'ai fait sur ce blog, ce que semble ignorer Cavallaro. Mais il est vrai qu'il est de règle de ne pas citer ce blog... C'est bien commode comme prétexte pour minimiser quelqu'un. Pourtant, l'ensemble de l'édition de Cavallaro comporte plusieurs passages qui montrent qu'il a parcouru ce blog...
Pour "L'humanité chaussait...", le monostiche attribué à Ricard, je suis évidemment cité comme le découvreur et c'est l'édition de la "Pléiade sans étoile" qui, par exception, est référencée. J'observe que Cavallaro s'est interdit une mention de toute étude de référence sur ce monostiche, alors que plusieurs s'y sont essayé : Bruno Claisse, Robert Saint-Clair (rimbaldien que je ne connais que pour cette intervention et celle sur le sonnet "Paris") et bien sûr Bernard Teyssèdre. Cavallaro mentionne pourtant des idées anciennes de Jean-Pierre Chambon sur ce monostiche. Je voulais tout de même apporter des précisions. La phrase "L'humanité marche dans le progrès" est un poncif, de mémoire elle est cité dans la préface de Balzac à sa nouvelle "L'Elixir de longue vie" : "la société humaine, selon certains scientifiques, marche dans le progrès" (citation approximative). Je précise aussi que le poème de Ricard entre en débat avec précisément un poème d'Amédée Pommier. J'ajoute enfin qu'une question est ouverte quant à la relation éventuelle de ce monostiche avec les deux dizains à la manière de Coppée qui forment avec lui une colonne de transcription sur le corps de l'Album zutique.
Passons aux "Conneries". Cavallaro ne me cite pas dans la bibliographie générale. C'est ballot dans la mesure où j'ai montré que le titre "Conneries" était une réécriture de titres ou de mots des recueils de poésies d'Amédée Pommier : colifichets, crâneries et d'autres encore. Cavallaro préfère citer des études de Steve Murphy, Yves Reboul, Roibert St. Clair (promu du coup grand rimbaldien, ce qui m'étonne quelque peu) et l'inénarrable Bernard Teyssèdre.
Il y manque Alain Chevrier.
Sur Alain Chevrier, je précise ceci. J'apprécie en général ses travaux. Je pense qu'il est plus intéressant à lire que Denis Saint-Amand, Robert St. Clair et plusieurs autres. Il fait des recherches qui ne se limitent pas à Rimbaud et qui demandent de l'érudition. Ceci dit, Alain Chevrier a publié après moi, sans me citer, un article où il développait que l'étude de Verlaine contre Barbey d'Aurevilly était la source des parodies zutiques contre Pommier, sauf que cela n'apparaissait nulle part dans son livre sur la contrainte des vers courts, livre que je possède, et c'est un fait que j'ai publié cette démonstration serrée dans un article de la revue Europe en 2009. Récemment, Chevrier a essayé de s'emparer de ma découverte de la comédie Le Bois de Glatigny comme source à "Tête de faune", ce que j'ai réussi à parer dans les détails grâce à la vitesse de mise en ligne de mon blog et grâce à une maladresse d'écriture ensuite de son article. J'avais clairement annoncé posséder ce résultat dans un article de la revue Rimbaud vivant. Ma démonstration serrée pour les sonnets en vers d'une syllabe impliquait aussi le "Martyre de saint Labre" du Parnassiculet contemporain. Que mécaniquement les sonnets de Rességuier et Daudet soient cités dans le livre de Chevrier, ainsi que les poèmes acrobatiques de Pommier en vers courts, ne change rien au fait que le document, l'article de Verlaine citant les vers d'une syllabe de Pommier, est ma découverte exclusive dans la genèse des sonnets monosyllabiques zutiques, et que mon document permet de relier cela encore au sonnet de Daudet. Là encore, il y a un problème de captation de ma découverte dans le milieu rimbaldien.
J'ajoute une découverte essentielle que, pourtant, tout le monde aurait dû faire depuis longtemps. Il existe un long poème en vers d'une syllabe attribué à Baudelaire qui a parfois été publié en annexe dans les éditions d'oeuvres de Baudelaire. Ce poème "Le Pauvre diable" a été publié en 1878 dans Le Figaro et sa fin imite explicitement la fin de "Cocher ivre" de Rimbaud qui lui-même réécrit des vers d'une syllabe du passage de Pommier cité par Verlaine pour se moquer des goûts de Barbey d'Aurevilly. Et cela nous rapproche des mentions de Rimbaud par Champsaur, puis Mirbeau. Evidemment, cela est passé en-dessous des radars de Cavallaro et de la revue Parade sauvage. Il faut le faire !
Notez que dans le présent article de blog je me prévaux encore de pas mal de cartouches d'avance.
Pour le sonnet "Paris", la découverte d'un lien à un poème de Pommier vient clairement de Chevrier.
Pour les trois "Conneries" et pour les sonnets en vers courts et notamment d'une syllabe de l'Album zutique, j'ai un dossier de réécriture de vers de Pommier que j'ai en grande partie publié dans des articles de ce blog. Cornulier en avait référencé plusieurs dans le Dictionnaire Rimbaud en 2021 juste avant de me devenir radicalement hostile et de prendre le parti de ne plus me citer, même quand une idée vient des lectures de mon blog ou de mes articles en revue.
Je n'ai pas parlé de la pièce intitulé "Exil", ce sera l'exception, ni détaillé tout sur les parodies de Coppée.
J'ajoute aussi que sur ce blog, sinon dans mon article au coloque Les Saisons de Rimbaud, j'ai développé une thèse de rencontres zutiques à Paris lors du séjour de mars-avril avec Gill, peut-être Vermersch et des connaissances de Verlaine, peut-être Valade, et que j'ai développé une thèse de lecture selon laquelle les poèmes envoyés à Izambard et Demeny se ressentaient de cette expérience zutique probable, vu que "Mes petites amoureuses" et "Le Coeur volé" ciblent Alphonse Daudet en particulier, vu l'obscénité du poème "Accroupissements".
J'en profite pour préciser que j'ai montré de manière serrée que "Accroupissements" et "Oraison du soir" s'inspirent tous les deux de "Un voyage à Cythère" des Fleurs du Mal, les réécritures étant particulièrement appuyées dans le cas du "Oraison du soir", notamment pour ce qui est du premier quatrain.
Je ne m'attends évidemment pas à ce que les rimbaldiens corrigent le tir dans les annotations ultérieures de leurs éditions rimbaldiennes... par des rimbaldiens... pour des rimbaldiens !
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