mardi 14 juillet 2026
Le Châtiment de Tartufe de Lindsey Graham
Ce que révèle l'édition de 1923 de la comédie de Verlaine Les Uns et les autres
Il y a parfois de belles éditions de livres de Verlaine à collectionner un cas remarquable, c'est le fac-similé manuscrit des Odes en son honneur confectionné en 1925 et qui permet d'apprécier les différences de papier utilisé avec une enveloppe, des bouts de papier pour une poignée de poèmes bien ratures, des papiers fragiles, translucides même dont le fac-similé rend une idée. Cela nous rappelle la précarité du poète dans ses dernières années et cela fait contrepoint avec des éditions originales qui ne sont jamais sur du grand papier, ce qui fait que nous avons des volumes souvent fragiles sur lesquels exclusivement se rabattre.
Ici, je m'intéresse à l'édition d'Albert Messein de 1923 de la comédie en un acte et en vers Les Uns et les autres qui, précise la première de couverture, a été initialement représentée en mai 1891 et reprise justement en 1922 au Théâtre National de l'Opéra Comique avec une musique de Max d'Ollone.
lundi 13 juillet 2026
A un siècle et demi de distance, une version inédite d'un poème de Rimbaud
Morts de Quatre-vingt-douze et de Quatre-vingt-treize,Qui, pâles du baiser fort de la liberté,Calmes sous vos sabots, brisiez le joug qui pèseSur l'âme et sur le front de toute humanité ;Hommes extasiés et grands dans la tourmente,Vous dont les cœurs sautaient d'amour sous les haillons,Ô Soldats que la Mort a semés, noble Amante,Pour les régénérer dans tous les vieux sillons ;Vous dont le sang lavait toute grandeur salie,Morts de Valmy, Morts de Fleurus, Morts d'Italie,Ô million de Christs aux yeux sombres et doux ;Nous vous laissions dormir avec la République,Nous, courbés sous les rois comme sous une trique :Sam, Zelensky, Macron nous reparlent de vous !
mercredi 8 juillet 2026
Duplicité a la fin de la Saison
Dans un article récent, je faisais ironiquement état de la difficulté des rimbaldiens à identifier la duplicité du discours de Rimbaud dans la Saison. Le mot donne pourtant son titres à un des livres d'André Guyaux : Duplicités de Rimbaud, et Alain Bardel l'emploie dans les titres de sous-parties de son livre de 2023 sur la Saison. Mais l'idée, c'est que la duplicité n'est envisagée que pour les propos infernaux du poète de Mauvais sang. Il y a une tendance des rimbaldiens à considérer l'adieu comme une résolution éthique de tous les conflits.
Mais l'adieu fait partie des feuillets dédiés à Satan dans la prose liminaire et le nom du diable est précisément lié à la duplicité.
Dans Adieu, il faut de garder de donner du poids aux affirmations "Il faut être absolument moderne", "La vision de la justice est le plaisir de dieu seul" et à la quête d'une clarté divine. Rien de tout cela n'est à prendre au premier degré.



