Enluminures (painted plates)
Blog autour de la poésie d'Arthur Rimbaud.
dimanche 9 août 2026
L'édition de Cavallaro : une "Pléiade au format de poche" ?
Autour de l'utopie intellectuelle du moment !
Donc, en 2026, des rimbaldiens qui ne doutent de rien découvrent la solution de Guyaux " de daines" publiée par Guyaux en 2009.
Moi aussi, je peux faire des découvertes faciles à ce compte-là. Tenez-vous bien ! J'ai découvert que dans le titre "Le Dormeur du Val", il y a un déterminant "le" devant un nom qui est "dormeur". J'attends vos applaudissements.
Hélas ! Il n'est pas écrit "de daines", mais "ou daines".
J'ai expliqué le o mal bouclé, et pour le "u".il appartient aux tenants de la thèse " de daines" de nous commenter la graphie. On a sur le manuscrit un demi-cercle vers le bas qui ne remonte pas nettement avant la fin, mais c'est suffisant pour faire un "u". En revanche, j'attends qu'on m'explique comment on passe d'un demi-cercle vers le bas à l'identification d'un "e". On est d'accord qu'un demi-cercle vers le bas c'est plus proche d'un u que d'un e. Pour le e, il va falloir bétonner l'explication et ne pas se contenter de jouer sur la suggestion aux lecteurs.
Après, si ce passage est illisible et définitivement indéchiffrable, pourquoi, puisqu'on est en si bon chemin, ne pas remettre en cause tous les manuscrits de Rimbaud. On peut douter de tout comme on veut...
Mea culpa, le vers n'est pas : "- O j'exècre tous ces yeux de chinois ou daines", mais : "- O j'exècre tous ces yeux de bigleux en déroute ".
On a lu à tort "ch" pour "b", puis "nois" pour "gleux". On a cru à tort qu'il était écrit "daines" parce qu'on était persuadé que ça rimait avec "soudaines" mais il s'agit d'une non-rime comme dans les derniers vers. On n'a pas déchiffré "déroute" qu'on a corrompu en "daines" et du coup les deux lettres qui restent c'est un e et un n.
- O j'exècre tous ces yeux de bigleux en déroute !
Mais du coup pour le décompte des syllabes, Ducoffre le moi du passé a tout faux : le o est bien biffé.
- J'exècre tous ces yeux de bigleux en déroute !
Telle est la solution.
Et vivent les lunettes !
Pardon, je ne suis pas encore assez absolument moderne (c'est du bon français ce que je viens d'écrire?).
Si on peut soutenir et publier la leçon " yeux de chinois de daines", ce qui ne veut rien dire, c'est qu'on doit pouvoir plaider un déchiffrement du genre "des yeux de chinois xf ghklm".
Quand je pense que des Wagneur, des Bardel bardés de gratitude, etc., crient au génie.
O Murphy beaucoup !
jeudi 6 août 2026
Et toujours de la manipulation en bande organisée.. (MàJ 07/08).
dimanche 2 août 2026
Série sur "Vénus anadyomène" et la lecture actuelle de Cornulier ! (MàJ du 5 août, liens iconographiques et zoliens à la suite de l'article)
mercredi 29 juillet 2026
Débandade de poésie : Ion, Zola, Ingres....
En escapade à Marseille, lieu quasi de pèlerinage rimbaldien, pour aller me chercher une cartésienne identité depuis que j'ai perdu l'ancienne, je fais ce petit article buissonnant.
J'ai lu hier Le Sacre de Rimbaud de Saint-Pol-Roux. Compte rendu à venir.
J'ai relu Ion de Platon. Je compte aussi en rendre compte aussi.
Puis, je lis et relis L'œuvre de Zola. J'ai remarqué une maladresse : plusieurs répétitions rapprochées au chapitre 3 sinon 2 du mot débandade sinon du verbe de la même famille et j'ai pensé à débandade de parfums de Matinée d'ivresse qui m'a toujours paru un tour d'époque supposant une source.
Ce ne sera pas Zola.
Dans le roman du peintre Claude Lantier, le tableau Plein air s'inspire du tableau de Manet Déjeuner sur l'herbe d'abord nommé Le Bain, mais le titre Plein air est un faux-semblant d'allusions à l'impressionnisme. Le titre ne signifie pas la peinture en plein air, mais une idéologie ou la peinture doit célébrer la vie au soleil, ce qui est habituel à Zola lui-meme et ce qui est typiquement rimbaldien. Je prévois une étude de longue haleine sur le sujet.
Enfin, Ingres à peint une Vénus anadyomène en ayant visiblement vu celle de Botticelli, c'est lui qui lance cette mode française au XIXe.
Et notez que Rimbaud joue lui sur l'étymologie anadyomene en décrivant le mouvement vers le haut d'un corps qui sort de l'eau quand les tableaux présentent des poses statiques au-dela même devl'immobilisme inévitable en peinture.
A suivre..n
dimanche 26 juillet 2026
Jadis, la reference vide !
Impossible de me consacrer à mon blog avec autant d'activités. Je me rends aujourd'hui à Orange, la ville d3 tous autres Raimbaut.
Mais voici une piqûre de rappel.
Sur la prose liminaire, je ne suis pas seulement intervenu pour dissiper un malentendu sur les versets centraux. D'ailleurs, je n'ai jamais eu à réfléchir pour dire que "Cette inspiration prouve que j'ai rêvé !" Est une fin de non-recevoir de la phrase "La charité est Cette clef", c'est la lecture spontanée, évidente et de bon sens.
A cause de Steinmetz et de Molin9, ce paragraphe est lu à contresens par les rimbaldiens qui s'ingeniaient à la suite de Steinmetz à ne pas identifier une mention de la vertu théologie. Molino prétendait corriger un contresens patent de Pierre Brunel qui soutenait et soutient encore que Satan reproche au poète de ne pas croire à la charité, mais Molino formulant que la charité n'était pas la vertu théologale et il soutenait que la négation. Par le rêve concernait les actes maudits pas la charité comme clef ou le festin.
Aujourd'hui encore, même s'ils sont revenus sur leur discours et identifient la vertu thelogale grâce à mes remontrances, Bardel et autres continuent de garder une trace de la lecture de Steinmetz et Molino. Ils disent que le poète cherche la charité comme clef dans la saison au sens non théologique et Cavallaro dans une édition récente doute que l'instruction rejetée soit divine.
Je n'y vais pas par quatre chemins. Il y a de quoi rougir de honte quand les rimbaldiens gardent la moindre trace de la lecture de Steinmetz et Molino et lo7voient avec le sens évident de l'alinéa en question. Je n'ai aucun respect pour un tel niveau de médiocrité analytique. Aucun.
Mais donc, ce qui a été rêvé c'est le festin et là j'ai fait une mise au point qui va au-delà de la lecture spontanée.
Puisque le poète disait "si je me souviens bien" et puisque ce souvenir est finalement nié en tant que rêve cela veut dire que l'alinéa initial Jadisxest une référence vide sur le passé du poète. Le récit chronologique commence à Un soir et il n'y a rien avant dans le récit.
Et justement, les rimbaldoens ont du mal à remplacer ce Jadis. Ils peuvent envisager le festin comme rêve, mais comme ensuite il passe à l'alinéa du soir ils se contredisent et n'elim8nent pas le festin de Jadis dans la suite de leur analyse.
Évidemment, ma découverte sur l'alinéa initial va de pair avec ce que je dis de l'alinéa de Mauvais sang en relevant la reprise du même verbe se souvenir : Je ne me souviens pas plus loin que cette terre-ci et le christianisme. J'ai expliqué en 2009 dans un livre rennois sur les poésies en vers et la saison que les faux souvenirs d'un côté du festin et de l'autre d'un passé limité à cette terre et à la vie dans la chrétienté venaient de l'éducation par les livres. J'ai expliqué aussi cela généreusement sur internet et le forum du site mag4.net, ce qui explique une coïncidence de propos dans le même livre dans un article de Scepi, lequel mentionné mes idées sur Larme et le vers de onze syllabes dans une autre étude d'époque sans citer mag4.net.
Mais la démonstration sur la reprise verbale se souvenir est clairement mon 3xcl7sivite ainsi que l'explication souvenirs qui sont des lectures de livres quand le poète se voit dans le passé des siècles anciens. Ce monde du christianisme est aussi celui de la beauté et de la vie française, un conglomérat de valeurs encore actives au dix-neuvieme siecle et héritées de l'ancien Régime malgré les configurations nouvelles particulières après la Révolution avec notamment l'ascendant de nouvelles valeurs bourgeoises prudhommesques.
Rimbaud dit avoir des ancêtres gaulois, mais il n'a de souvenir dans les vies passées qu'ann3xees au christianisme et à un statut de non-elu dans la vie française. Il ne raconte pas le souvenir d'un gaulois en Gaulevpaienne, par exemple.
Évidemment, les rimbaldiens ont tout fait pour ne jamais admettre une mise au point d'une telle ampleur de ma part.
Eux, ce qui les intéresse, c'est le positivisme du officiellement, pas vu pas pris, ta découverte on ne laissera aucune trace de ton antériorité quand on s'en emparer, etc.
Mouais, les années passent et tout le monde vous voit patauger et que je ris de ce marasme.
mercredi 22 juillet 2026
Festival anadyomène
Je suis le seul qui me rend dans les rues d'Avignon pendant le festival pour fréquenter les bouquinistes sans m'interesser à une seule représentation théâtrale. Les enseignes sont tellement aseptisées, interchangeables et platement racoleuses, sans sujet sur les guerres et la mise en danger réelle de nos sociétés par nos élites que je ne me vois pas aller assister à ces séances d'agora zombie.
J'ai récupéré un bel 9bjet. D'habitude, je n'achète que pour lire, mais là c'était décalé et éloquent : le fac-similé du manuscrit de Verlaine de Odes en son honneur. Parfois, on ressent même le papier sale et graisseux, translucide dans le mauvais sens.
J'ai aussi cinq tomes de Saint-Pol-Roux. C'est un peu cher tout d'un coup, maison n'en trouve pas comme ça des éditionspar definition rares et originales de ce poète.
Il y a un texte Le Sacré de Rimbaud, mais les pages n'étant pas découpées ma lecture devra attendre.
Il s'agit du volume Les Traditions de l'avenir, J'ai aussi Le Trésor de L'Homme, puis en trois tomes la série Vers et Prose 1885-1895 Tablettes, 1895-1914 Ideorealités, 1914-1930 Glorifications.
J'ai manqué un volume de Léon-Paul Fargue dont le titre mentionne Paris. J'adore la prose de Fargue et son imaginaire. Mais je fais avec mes moyens.
Je prépare une étude d'envergure sur Vénus anadyomène face à la lecture de Cornulier.
La lecture de Cornulier à des arguments : la date du 27 juillet, l'influence d'une rime à jeu de mots des Châtiments loupe/troupe, un peu le cercueil de ferblanc, et j'ajouterais un argument auquel il n'a pas pensé : Vénus est l'ancêtre divin que s'attribuer Jules César, acrostiche du Châtiment de Tartufe qui cible Napoléon III.
Malgré tout, la lecture à clef est décevante pour une partie du sonner et son discours immédiat. L'ulcère à l'anus ne se confond pas avec les calculs de l'empereur non plus.
Je dirais qu'il y a en effet un départ du côté des Châtiments mais que malgré tout Rimbaud à basculé dans un autre sujet.
Il y a aussi des erreurs de Cornulier sur l'histoire de la peinture et de la poésie. Le sujet de Vénus anadyomène n'est pas revenu à la mode par le peintre qu'il mentionné, mais par Ingres. Et par soumission à Murphy, Cornulier suit le partage consensus quii sépare les poèmes du cycle belge des quinze autres poèmes remis à Demeny. Non ! Ascione à hete un pavé dans la mare en 8dentif8ant une allusion à l'incendie de Saint-Cloud le 14 octobre. Cela veut dire que Rages de Césars notamment est contemporain des sept sonnets du cycle belge. Ce fait à toujours été ignoré sinon passé sous silence parmi les rimbaldiens ! Ascione en a parlé dans l'édition du centenaire préparée par Borer. Pourquoi ignorer ce fait qui pèse dans la lecture du sonnet.
Je reviendrai sur tous ces éléments prochainement.








