dimanche 23 août 2026

C'est bientôt l'heure du Ricard, ô vaste enfant Progrès !

 Depuis 2009, j'annonce que j'ai envie de donner plus de précisions sur le monostiche zutique attribué par Rimbaud à Ricard, mais je ne le fais jamais. J'ai aussi mentionné une passerelle du côté d'Amédée Pommier. Par nécessité, dans son livre sur "le foutoir zutique", Bernard Teyssèdre a brodé des considérations sur ce monostiche. Claisse s'est lui aussi fendu d'un article où il a essayé de définir le monostiche comme le principe d'ironie du réel regardé enfin en face qu'il considère comme le principe d'écriture des Illuminations après la leçon enseignée dans l'Adieu à la saison en enfer. Je trouve ça tout de même problématique dans la mesure où le monostiche n'est écrit que quelques mois après les lettres dites du voyant, il a même été écrit avant le sonnet "Voyelles" qui est pourtant mis en boîte au début du récit qui se veut chronologique de "Alchimie du verbe".
Où en est-on en 2026 ? Cavallaro cite inévitablement la source que j'ai révélée en 2009, le couple de vers du poème "L'Egoïste ou la leçon de la mort" : "Prends en pitié ce fou qui, se pensant un sage, / Croit que l'humanité marche dans le progrès". Mais ça s'arrête à peu près là. Cavallaro tente de superposer la source et la parodie : "marche" doit correspondre à "chaussait". En réalité, il y a un problème de cohérence dans la transposition. Et ça pour bien l'apprécier il faut relever d'autres vers de Ricard, ceux où l'humanité prend soin du progrès, de la liberté, de ses projets. Ricard revient en effet sans arrêt sur l'idée de l'avenir avec le progrès, la liberté et le bonheur de l'humanité au bout, mais la mise en scène n'est pas toujours la même et on peut avoir des contradictions si on n'y fait pas attention. Il est temps que je revienne enfin sur cette source : jusqu'à présent aucun rimbaldien n'a aplani la difficulté du rapprochement. J'en profiterai pour citer quelques autres éléments intéressants autour de Ricard.
Là, je vais manger, à bientôt pour le Pastis sous le soleil.

***
Apéritif nocturne chez un sicilien.
Un pot-pourri d'infos malgré les 10 pour cent de batterie.
Pommier à publié dans son recueil de Colifichets un long poème sur pas mal de pages en vers dectro8s syllabes intitulé L'égoïsme et par ailleurs Ricard peut répliquer à d'autres poèmes moralisateurs de Pommier.
Ensuite dans le long poème de Ricard ou j'ai trouvé ma source, il y a un vers sur l'humanité quivs'occupe du progrès.
Je développe tout ça très bientôt.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire