vendredi 23 janvier 2026

Un modèle pour "Un envol de pigeons écarlates tonne autour de ma pensée !" et "'Les Chercheuses de poux" ?

Dans le premier volet du poème "Vies", le poète décrit des souvenirs et précise la touche érotique d'une "main de la campagne" posée "sur [s]on épaule", touche qu'on peut dire musicale en anticipant sur la prétention du poète au début du volet II au titre de "musicien". Ce poème réécrit de nombreux éléments de la "Conclusion" des Mémoires d'outre-tombe. J'ai depuis longtemps souligné que le titre "Vies" joint aux derniers mots du recueil était une allusion nette au titre de Chateaubriand. En 2004, dans son livre Eclats de la violence où il commentait Les Illuminations une par une, Pierre Brunel a commencé à cerner la partie précise des Mémoires d'outre-tombe dont s'inspirait Rimbaud, mais il n'effectuait que quelques liens. J'ai fait un article il y a quelques années sur ce blog où j'ai montré que l'ensemble de "Vies" était saturé de reprises d'éléments des dizaines de pages de la "Conclusion" des Mémoires d'outre-tombe. J'allais significativement beaucoup plus loin que Brunel. Il faudra revenir sur ce poème pour faire la part entre ce qui fait référence à Chateaubriand et ce qui peut être plus spécifique à Rimbaud...
Mais, à propos des souvenirs du début du premier volet de "Vies", nous avions une soudaine exclamation coincée entre des tirets faisant office de parenthèse : "- Un envol de pigeons écarlates tonne autour de ma pensée. -" Il est vrai que les tirets sont des signes ambigus. On peut tout aussi bien penser que nous avons deux tirets de décrochage en tête de deux phrases successives : "- Un envol de pigeons...", "- Exilé ici..." Ce n'est pas le signe de ponctuation le plus limpide à interpréter qui soit. Mais peu importe ! Au plan des énoncés, on a bien une exclamation qui ramène au présent avant de passer à la description du passé proche qui concerne le lieu de ce présent : "Exilé ici, j'ai eu..."
L'exclamation a un air sensible de formule avec l'article indéfinie "Une" qui l'introduit, avec le verbe monosyllabique en relief "tonne", avec la structure grammaticale simple de la phrase : sujet verbe complément de lieu. Et on peut inférer un lien émotionnel aux "caresses" de la main.
La critique rimbaldienne chercher bien sûr à identifier les "pigeons écarlatates" et songe à une liste de vocabulaire de la main de Rimbaud où apparaît une expression en anglais dont je n'arrive pas à me souvenir à l'instant.
Cette formule d'un envol tonnant d'oiseaux a marqué pas mal de lecteurs. Mais, je viens d'en identifier un modèle patent dans un poème de Léon Dierx qui a été publié dans le numéro du 7 septembre 1873 dans la revue La Renaissance littéraire et artistique, ce qui donne à cette pièce un relief plus conséquent que perdu au milieu d'un recueil. Dans ce numéro, la rubrique "Poésie" commence par un sonnet d'Ernest d'Hervilly "L'Ancêtre" d'assez piètre facture, où l'auteur joue sur l'idée d'une origine simiesque de l'humanité. L'enchaînement des vers 2 et 3 est assez déconcertant : le poète dit admirer comme un fils les "vertes solitudes" au vers 2 et au vers 3 il parle de "l'Aîné" qui a vu cela dans les temps primitifs. Et tout s'éclaire avec la chute du dernier vers, le poète parle de "[Notre] Aïeul aux longs bras, le Singe vénérable." Soit dit en passant, je n'ai jamais compris pourquoi les scientifiques actuels s'évertuent à dire que nos ancêtres n'étaient pas des singes, mais des primates, alors que les ancêtres des chimpanzés et des humains sont forcément des singes, ou alors il n'y a aucun sens à parler de singes pour d'autres espèces. Enfin, bref !
Et, après le sonnet "L'Ancêtre" d'Ernest d'Hervilly, nous avons une étrange organisation des titres pour trois pièces de Léon Dierx. Il y a un titre initial "L'Oasis" avec des caractères de la même taille que le titre "L'Ancêtre", puis nous avons trois poèmes distincts sous des titres en plus petits caractères : "Gloria in excelsis", "Chanson" et "Croisée ouvertes". Le surtitre "L'Oasis" concernerait les trois poèmes. La pièce "Gloria in excelsis" fait écho aux poèmes récents d'Armand Silvestre qui portaient ce titre et qui, d'ailleurs, ont été publiés pour partie ou intégralement dans des numéros antérieurs de la même revue d'Emile Blémont. Il s'agit d'un poème en quatre quintils d'alexandrins où le cinquième vers de chaque quintil est raccourci en octosyllabe. Ce premier poème raconte une scène comparable à ce qui arrive avec la "main de la campagne". Le poète s'est endormi en invitant les arbres (sic ! pour "palmiers") à "croise[r]" "sur [s]on front [leur]s palmes bienfaisantes". Ils peuvent rafraîchir les "regrets embrasés", verser l'oubli et apporter la paix. Les bois développent alors une chanson au sein même du sommeil du poète, sauf qu'il s'agit du rappel du premier amour qui désespère le poète. L'effet produit est exactement contraire aux attentes. Le poète se réveille et dit au bois d'arrêter, mais loin de se soumettre celui-ci impose définitivement la majesté glorieuse du "rêve éternellement pur" des "amours renaissantes" qui monte jusqu'aux "étoiles innocentes". Le second poème intitulé "Chanson" est en cinq quatrains d'octosyllabes et le personnage masculin invite à se remémorer le passé pour préciser faire renaître l'amour : "Oh ! souviens-toi", "Pour que de nous l'amour renaisse !" Mais la tentation apaisante de l'oubli vient s'y confronter au plan de la volonté féminine : "- Elle oublia, Lui, devint triste[.]" Mais les larmes permettent de la faire revenir malgré tout : "Une larme est dans chaque fleur[,]" "Une étoile est dans chaque pleur !"
Le poète chante le pouvoir ensorceleur du souvenir.
J'en arrive enfin au poème intitulé "Croisée ouverte" qui est en cinq quatrains d'alexandrins, ce qui n'est peut-être pas anodin, car j'ai instantanément pensé aux "Chercheuses de poux" à la lecture de ce poème ! Le titre "Croisée ouverte" m'a rappelé l'enfant placé devant une "croisée / Grande ouverte" dans "Les Chercheuses de poux". Et dans la foulée j'ai associé en idée la mention "Ses doigts" du poème de Dierx à celle des "frêles doigts" se promenant sur la tête pouilleuse de l'enfant du poème rimbaldien. Dans les deux cas, il est question de musique, comparaison à un harmonica à lames de verre d'un côté et jeu au piano de l'autre. Le couplage "désir(s)" et "soupir(s)" est commun aux deux poèmes, les "parfums" pénètrent par la "croisée ouverte".
Pour des raisons d'économie, le titre du présent article parle du poème de Dierx comme d'un modèle possible pour "Les Chercheuses de poux", mais l'influence peut être en sens inverse. Le poème de Dierx est publié le 7 septembre 1873 (je dois vérifier sa présence ou absence dans le recueil augmenté de 1872, qui a fait l'objet d'un compte rendu de Mallarmé dans un numéro de La Renaissance littéraire et artistique en 1872 même), Dierx étant un ami proche de Catulle Mendès. Il est mentionné dans l'article fielleux qui décrit Mérat et Mendès imitant Verlaine au bras d'une "Melle Rimbault". Le poème "Les Chercheuses de poux" parodie "Le Jugement de Chérubin" de Mendès et dans "Vu à Rome" qui n'en déplaise aux sceptiques reprend des mots et des rimes de poèmes des Lèvres closes de Dierx, ainsi qu'il déplace au plan du "nez" les répétitions des "Yeux de Nyssia", Rimbaud utilisait à la rime l'adjectif "écarlatine" sur le modèle d'un poème de Philoméla de Mendès. "Les Chercheuses de poux" et "Croisée ouverte" sont tous deux en cinq quatrains d'alexandrins et les échos sont nets entre les deux poèmes. De deux choses l'une, ou Rimbaud s'inspire d'une version qu'il connaissait du poème de Dierx, ou Dierx s'est inspiré des "Chercheuses de poux", Mendès ne semblant pas ignorer qu'il était parodié dans cette composition, ce qui veut dire qu'il y avait été confronté du temps de la présence de Rimbaud à Paris entre septembre 1871 et mars 1872, sinon juillet 1872.
Mais, j'annonçais avec éclat une source à une phrase du poème en prose "Vies". Il s'agit de cinq sources, puisque le modèle de la phrase de Rimbaud est le motif de chaque dernier alexandrin de quatrain du poème de Léon Dierx, à quoi ajouter la mention "vol de ramiers" au vers 17 qui nous rapproche de la mention des "pigeons" eux-mêmes.
 
                             Croisée ouverte
 
Qu'elle est belle ! - Ses doigts se posent sur les touches,
Et les parfums d'avril sont devenus des chants.
Mots vides, autour d'elle expirez sur les bouches !
- Un vol de blancs ramiers plane au loin sur les champs.
 
Qu'elle est fraîche ! - Ses doigts voltigent sur l'ivoire,
Et tout désir se fond en préludes sacrés.
Eloignez-vous, soupirs dont nous taisons l'histoire !
- Un vol d'oiseaux de paix glisse en rasant les prés.
 
Qu'elle est douce ! - Ses doigts sont des ailes magiques,
Et tout se fait sonore au fond des cœurs surpris.
Jours lointains, revivez en célestes musiques !
- Un vol d'oiseaux divins emporte nos esprits.
 
Qu'elle est blonde ! - Ses doigts volent à tire d'aile,
Et la foi nous revient avec l'hymne perdu.
Sourire intérieur, éclairez-nous près d'elle !
- Un vol resplendissant du ciel est descendu.
 
Qu'elle est jeune ! - Oh ! ce vol de ramiers sur les touches,
Et l'odorant avril que deviennent ces chants !
Mots d'amour oubliés, pressez-vous sur les bouches !
- Oh ! ces doigts blancs là-bas qui vibrent sur les champs !
 Le poème est conçu avec un bouclage par la reprise des mêmes rimes pour le premier et le dernier quatrain. Dans les quatre premiers quatrains, c'est le dernier vers qui fournit le modèle de la phrase rimbaldienne, avec le nom "vol" répété à chaque fois dans le groupe nominal sujet : "Un vol de blancs ramiers", "Un vol d'oiseaux de paix", "Un vol d'oiseaux divins" et "Un vol resplendissant". Le premier de ces quatre vers correspond au modèle de Rimbaud : sujet verbe complément(s) de lieu : "Un vol de blancs ramiers plane au loin sur les champs." Les verbes "plane" et "glisse" n'ont pas le sens de "tonne", mais ils ont la caractéristique marquante de monosyllabes qui ont un relief expressif marqué au sein de l'expression. Le deuxième vers n'a pas un complément de lieu, mais il s'en rapproche dans l'idée avec un gérondif de manière qui précise une localisation : "en rasant les prés". Le quatrième vers a une transposition "du ciel est descendu" mais on reconnaît une mention de lieu d'origine et un verbe. Le troisième vers a une structure sujet verbe et complément d'objet direct, mais la séquence verbale "emporte nos esprits" correspond au discours "tonne autour de ma pensée" du poème rimbaldien. Enfin, au dernier quatrain du poème de Dierx, la mention du "vol" est déplacée au premier vers, les "doigts" se substituant à la mention du vol au dernier vers. Cela a été habilement préparé par Dierx. Dans chaque second hémistiche du premier vers de chacun des quatre premiers quatrains, Dierx a joué à passer des doigts qui pianotent à l'idée de vol ailé : avec à chaque fois pour sujet "Ses doigts", nous avons ces quatre hémistiches : "se posent sur les touches" (comme des papillons en quelque sorte), "voltigent sur l'ivoire" (vous identifiez la syllabe "vol" dans "voltigent" !), "sont des ailes magiques" et "volent à tire d'aile" (notez que nous avons ensemble la syllabe "vol" et le mot "aile"). Au premier vers du cinquième quatrain, la mention "ce vol" remplace la répétition "Ses doigts" en fin de premier hémistiche, et à cheval sur les deux hémistiches nous avons le motif du dernier vers de chacun des quatre premiers quatrains : "Oh ! ce vol des ramiers sur les touches", sans verbe mais avec le sujet dont le nom tête est vol et un complément de lieu. Il s'agit d'une reprise du premier hémistiche du vers 4 sans la mention "blancs" pour les "ramiers".
Le dernier vers pratique donc l'interversion entre "vol" et "doigts" avec reprise de la qualification de couleur des ramiers : "- Oh ! ces doigts blancs là-bas qui vibrent sur les champs !" Il s'agit d'une phrase sans verbe principale, mais le verbe de la relative "vibrent" vaut relais : "Cet envol des doigts blancs vibre au loin sur les champs", pourrions-nous paraphraser en reproduisant le modèle sujet verbe et complément de lieu dans un corps d'alexandrin.
Notez que la mention "là-bas" du vers final est présente également dans la séquence de souvenirs de "Vies" : "D'alors, de là-bas, je vois encore même les vieilles !"
Je ne vous cite pas le poème "Les Chercheuses de poux" que vous devez connaître par cœur. Et je vous laisse méditer la portée de tels rapprochements.
 
 
***
 
Mise à jour 14h :
 
Je viens de procéder à quelques vérifications.
Le titre L'Oasis était probablement le titre du futur recueil que comptait publier Léon Dierx. Le 9 novembre 1873, nous avons droit à un nouveau trio de poèmes de Léon Dierx sous le surtitre : "L'Oasis". Ces trois poèmes sont "Dans l'allée", "Le Talisman" et "Les Trésoriers".
Cela m'est l'occasion de rappeler une source probable de Rimbaud pour "Vu à Rome" où figure la mention "Saint-Graal" à la rime, puisquie le poème "Dans l'allée" est en cinq quatrains (comme "Les Chercheuses de poux" et "Croisée ouverte") mais à base d'octosyllabes comme "Vu à Rome", et la mention "saint Graal" y figure, certes pas à la rime, mais la mention est suffisamment rare pour être appelée à l'attention. Et le dernier quatrain avec le "sachet de pur santal" semble clairement l'objet d'une inversion dans le dernier quatrain de "Vu à Rome". Le problème que m'a toujours posé "Dans l'allée", c'est que je l'ai découvert dans le recueil final de Léon Dierx Les Amants qui ne fut publié qu'en 1879. J'avais déjà repéré la pré-originale en 1873 dans la revue La Renaissance littéraire et artistique, mais ce surtitre "L'Oasis" et ce que je viens de développer sur "Croisée ouverte" est l'occasion de le rappeler à nouveau et de rouvrir le sujet des sources entre Dierx et Rimbaud, d'un côté "Croisée ouverte" et "Dans l'allée", de l'autre "Vies", "Les Chercheuses de poux" et "Vu à Rome".
 
     Dans l'allée
 
D'un petit air sentimental
S'en vient Myrrha, qui s'évertue,
Tout en rasant le piédestal,
A ne point voir cette statue.
 
D'un tout petit rire moqueur
Sourit le dieu, qui la regarde
Croiser les mains contre son cœur
Pour en doubler la sauvegarde.
 
- Tu vas, pressant ton cœur, Myrrha,
Comme un saint Graal, sous la statue ;
Tu crois qu'ainsi ton cœur pourra
Mieux éviter flèche pointue ?
 
Mais le miracle est seulement,
Mon chérubin, je te l'assure,
Dans le secret enchantement
Qu'éveillera fine blessure.
 
Comme un sachet de pur santal
Presse ton cœur, ma jeune impie ;
Son arc tendu, l'archer t'épie
D'un petit air sacerdotal.
 
Nous passons d'une publication en recueil en 1879 à une publication en revue en 1873. De nombreux poèmes de Dierx sont publiés dans la revue de Blémont. L'Album zutique n'était pas prévu pour une publication, il peut donc s'inspirer de poèmes manuscrits inédits dans la mesure où le cercle connaît ces titres inédits, et cela semble d'ailleurs le cas d'une rime du dizain de Rimbaud "Ressouvenir" : "redingotes"/"gargotes", reprise à la rime au singulier "redingtoe"/"gargote" du dizain "Croquis de banlieue" du recueil plus tardif Le Cahier rouge (1874 au plus tôt).
Dans "Vu à Rome", Rimbaud reprend des termes clefs épars des Lèvres closes, l'octosyllabe des Paroles du vaincu et de "Dans l'allée", et reprend enfin le "saint Graal" et le dernier quatrain de "Dans l'allée". Ajoutons que "Vu à Rome" est couplé avec une parodie de Verlaine "Fête galante" qui nous rapproche de l'esprit du poème "Dans l'allée".
Les trois poèmes "Dans l'allée", "Le Talisman" et "Les Trésoriers" sont éparpillés dans le recueil de 1879 et c'est le cas également de "Croisée ouverte" et "Gloria in excelsis", tandis que "Chanson" soit ne s'y trouve pas, soit ce poème a changé de titre.
Je prévois un relevé complet des poèmes publiés dans La Renaissance littéraire et artistique par Léon Dierx.
J'ajoute de petits bonus à cette mise à jour.
Charles de Sivry a publié une "chanson en prose", mais d'une prosodie peu glorieuse, "La Fileuse". Je le trouvais plus gracieux dans les proses qu'il a fournies ultérieurement au Chat noir.
Plus intéressant encore, le 21 septembre 1873, paraît dans la revue un "Essai fantastique" d'Ernest Cabaner, il s'agit d'un poème en vers courts intitulé "Nuit" qui a le toupet de ne pas être rimé, qui ressemble par son sujet à "Entends comme brame..." peut-on se risquer à suggérer, et le rapprochement avec "Entends comme brame..." ne s'arrête pas là, puisque le poème "Nuit" est en sizains non rimés qui opposent des vers de quatre syllabes, les vers 1 et 4 des sizains à quatre vers de deux syllabes, sauf qu'après quatre sizains, une strophe en bas de page a un défaut, il manque un vers de deux syllabes, puis sur la page suivante nous avons deux sizains à nouveau et enfin une strophe de sept vers avec trois derniers vers de trois syllabes, ce qui rappelle l'allonge d'une syllabe "justement" du poème de Rimbaud avec lequel nous osons une comparaison. 
En septembre 1873, Rimbaud se prépare à un double passage à Bruxelles et à Paris pour la récupération et éventuelle promotion d'exemplaires d'Une saison en enfer. Le 31 août 1871, Louis Forain publier non pas "Le Carnaval des statues", mais "La Danse des pantins", pièce concise en prose de quatre paragraphes avec d'importants blancs pour les espacer sur la page. La mention "bergeries" et l'immersion "je me trouvais seul" peuvent faire penser qu'il a relu les manuscrits des "Déserts de l'amour" avant de composer sa propre pièce en prose, mais cette publication de Louis Forain le montre à mille lieues des préoccupations de Verlaine incarcéré et de Rimbaud blessé au poignet.
Il y a aussi un relevé à faire des publications éparses de Germain Nouveau, je m'y attellerai ultérieurement en étudiant aussi de près certaines convergences de date.
 
Pour le titre "L'Oasis" de Léon Dierx de la taille d'un titre de poème face à des titres de poèmes en trop petites polices de caractère, j'en profite pour préciser qu'il y a eu pas mal d'anomalies dans la publication des poèmes en prose de Judith Mendès. Pas de "I" pour "L'Île de Chiloé", mais on passe aussi directement du chiffre V "Le Port" au chiffre VII, puis le poème en prose sur les "Goélands" n'a pas de numérotation, peut-être à cause de l'erreur du "VII" en lieu de "VI".
Tout cela fera encore l'objet de mises au point dans mes prochains articles.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire